Il était une créature,
Vivante seule et attristée,
Le corps difforme et désarticulé,
Ce que peuvent faire les hommes par peur,
Par lâcheté, causer tant de douleur.
Cette créature, les os brisés,
Un soir posa sur moi ses yeux fatigués.
C'était comme une déchirure, dans l'âme, dans le coeur,
Le poète cherche toujours à chasser la rancoeur,
J'eus beau essayer, cause perdue,
J'en voulais tellement à ces hommes pour ce qu'elle avait vécu.
Devant elle, je ne reculais pas.
Elle en fut comme ravie,
Car c'était la première fois.
Moi qui n'était qu'une pauvre fille,
Je lui souriais,
Pour que juste, Ô pitié, au moins une fois dans ses yeux brillent
Des larmes de joie, Ô pitié, au moins une fois.
Cette créature contait.
Tant d'histoire, tant d'épopée.
De la mort d'un roi,
À la naissance d'un nouveau-né.
Elles commençait toutes par "Il était une fois".
Pendant tellement de jours et tellement de nuits,
Elle me raconta tant de vies.
Elle avait tant vécu, tant souffert,
De brimades aussi froides que l'hiver,
Tout ça l'étouffait.
Ainsi cela faisait longtemps qu'elle avait appris à ne plus respirer.
Tant de malheurs...
Elle racontait, encore et toujours,
Elle qui ne demandait qu'à connaître l'amour,
Et même dans ses pleurs,
Elle continuait de conter.
Elle me remerciait.
De n'avoir vu que ses yeux, son âme et son coeur,
De lui avoir prouvé,
Que dans ce monde qui se meurt,
Il pouvait y avoir du bonheur.
Ce soir, la créature se meurt.
Mais elle est si heureuse,
Alors elle s'allonge avec lenteur,
Un brin enjouée, un brin joyeuse,
Sur la Terre prometteuse.
Mes larmes perlent sur mes joues,
Tombes sur un tas de cailloux.
Ce soir, la Créature, difforme et torturée,
Est morte.
Ce soir, elle s'est couchée pour ne plus se relever.
Elle est partie le coeur léger.
Persuadé qu'en ce monde il y a encore,
Quelques poètes,
Capable de lire dans les yeux, de comprendre le coeur, et de parler à l'âme.
Vivante seule et attristée,
Le corps difforme et désarticulé,
Ce que peuvent faire les hommes par peur,
Par lâcheté, causer tant de douleur.
Cette créature, les os brisés,
Un soir posa sur moi ses yeux fatigués.
C'était comme une déchirure, dans l'âme, dans le coeur,
Le poète cherche toujours à chasser la rancoeur,
J'eus beau essayer, cause perdue,
J'en voulais tellement à ces hommes pour ce qu'elle avait vécu.
Devant elle, je ne reculais pas.
Elle en fut comme ravie,
Car c'était la première fois.
Moi qui n'était qu'une pauvre fille,
Je lui souriais,
Pour que juste, Ô pitié, au moins une fois dans ses yeux brillent
Des larmes de joie, Ô pitié, au moins une fois.
Cette créature contait.
Tant d'histoire, tant d'épopée.
De la mort d'un roi,
À la naissance d'un nouveau-né.
Elles commençait toutes par "Il était une fois".
Pendant tellement de jours et tellement de nuits,
Elle me raconta tant de vies.
Elle avait tant vécu, tant souffert,
De brimades aussi froides que l'hiver,
Tout ça l'étouffait.
Ainsi cela faisait longtemps qu'elle avait appris à ne plus respirer.
Tant de malheurs...
Elle racontait, encore et toujours,
Elle qui ne demandait qu'à connaître l'amour,
Et même dans ses pleurs,
Elle continuait de conter.
Elle me remerciait.
De n'avoir vu que ses yeux, son âme et son coeur,
De lui avoir prouvé,
Que dans ce monde qui se meurt,
Il pouvait y avoir du bonheur.
Ce soir, la créature se meurt.
Mais elle est si heureuse,
Alors elle s'allonge avec lenteur,
Un brin enjouée, un brin joyeuse,
Sur la Terre prometteuse.
Mes larmes perlent sur mes joues,
Tombes sur un tas de cailloux.
Ce soir, la Créature, difforme et torturée,
Est morte.
Ce soir, elle s'est couchée pour ne plus se relever.
Elle est partie le coeur léger.
Persuadé qu'en ce monde il y a encore,
Quelques poètes,
Capable de lire dans les yeux, de comprendre le coeur, et de parler à l'âme.
Ce soir, l'amie pleure.
Ces larmes roulent et tombent sur un lit de cailloux,
Impatiemment elle attend son heure,
Quelqu'un, pour conter à l'abri des mots durs,
Les Contes de la Créature